Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/129

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que beaucoup sont entrés et qu’aucun n’est sorti. »


Le Cerf et la Vigne.

Un cerf se cacha des chasseurs dans une vigne ; quand ceux-ci passèrent devant lui, le cerf se mit à manger des feuilles de vigne. Les chasseurs remarquèrent le mouvement des feuilles. Ils tirèrent et blessèrent le cerf. Celui-ci dit en mourant : «J’ai mérité mon sort, puisque je voulais manger ces mêmes feuilles qui m’avaient sauvé. »


Le Chat et les Souris.

Une maison était envahie par les souris. Un chat s’y établit et se mit à leur faire la chasse. Celles-ci, comprenant la gravité de la situation, se dirent : « Ne descendons plus du plafond et le chat ne pourra pas nous attraper ! » Quand les souris cessèrent de descendre, le chat réfléchit au moyen de déjouer leur ruse. Il s’accrocha d’une patte au plafond se laissa pendre et feignit d’être mort. Une souris le regarda et lui dit : « Non, camarade, serais-tu même comme un sac que je n’approcherais pas de toi. »


Le Loup et la Chèvre.

Un loup regardait une chèvre qui paissait sur