Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/151

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Le Loup et les Chasseurs.

Un loup avait mangé une brebis. Les chasseurs s’emparèrent de lui et se mirent à le battre. Le loup leur dit :

— Vous avez tort de me battre, je ne suis pas coupable d’être gris, c’est Dieu qui m’a créé ainsi.

Les chasseurs lui répondirent :

— On ne te bat pas parce que tu es gris, mais parce que tu as mangé une brebis.


Les deux Paysans.

Deux paysans se croisèrent. Leurs traîneaux s’accrochèrent. L’un d’eux cria :

— Laisse-moi passer. Il faut que je me rende au plus vite à la ville !

L’autre reprit :

— C’est toi qui dois me céder la place, il faut que je rentre au plus tôt à la maison.

Ils discutèrent longtemps.

Enfin, un troisième paysan, témoin de leur querelle, leur dit :

— Si vous êtes pressés, alors que chacun de vous se retire en arrière.


Le Paysan et le Cheval.

Un paysan partit à la ville afin d’acheter de