Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/248

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parce que tu as fait beaucoup de mal et as perdu ton âme. Renonce à tes mauvaises actions !

Le brigand répondit :

— Non ! Il est trop tard ; je ne saurais maintenant me déshabituer du mal. J’ai vécu brigand et mourrai tel.

L’archevêque le quitta, laissa toutes les portes ouvertes et se coucha.

Pendant la nuit, le brigand se leva et se mit à parcourir les chambres. Il fut surpris de voir que l’archevêque avait laissé toutes les portes ouvertes. Le brigand regarda de tous côtés ce qu’il pourrait voler. Il aperçut un grand candélabre en argent et pensa :

— Je prendrai cet objet, il a beaucoup de valeur, et je m’en irai sans tuer le vieux.

Il mit son projet à exécution.

Les policiers ne s’étaient pas éloignés de la maison de l’archevêque et guettaient le brigand. Aussitôt qu’il sortit de la maison, ils l’entourèrent et trouvèrent le candélabre sous son habit.

Le brigand voulut nier, mais les policiers lui dirent :

— Si tu nies tes anciens crimes, tu ne peux du moins nier le vol de ce candélabre. Allons chez l’archevêque, il te confondra.

On amena le voleur chez l’archevêque à qui on montra le candélabre en lui demandant :

— Cet objet est-il à vous ?