Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/279

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de la forme d’un fourneau. Au lieu de vitres, ils posent des glaçons, et, en guise de portes, ils pratiquent dans la neige une ouverture par laquelle ils entrent dans leurs maisons. L’hiver venu, ces maisons sont complètement ensevelies sous la neige, et ils sont à l’abri du froid.

Ils se nourrissent de la chair des cerfs, des loups et des ours blancs ; ils pêchent aussi, dans la mer, au moyen de longues perches et de filets. Ils tuent des animaux au moyen de flèches et de lances. Les Esquimaux mangent de la viande crue, comme les animaux.

Ils ne filent ni le lin, ni le chanvre pour faire des chemises ou des cordes ; ils n’ont pas non plus de laine pour fabriquer le drap. Leurs cordes sont faites avec les nerfs des animaux et leurs habits avec les peaux. Ils appliquent deux peaux, le poil à l’extérieur, et les piquent avec une arête de poisson, et, dans les trous, ils enfilent des nerfs. Ils font de même des chemises, des pantalons, des bottes.

Ils ne connaissent pas le fer et font leurs lances et leurs flèches avec des os. Ils préfèrent à tout, la graisse des animaux et des poissons. Les femmes s’habillent comme les hommes, mais elles portent des bottes à tiges plus larges afin d’y pouvoir mettre leurs enfants, car c’est ainsi qu’elles les portent.

Au milieu de l’hiver, les Esquimaux ont trois