Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/287

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Lipounuchka.
Conte.

Il y avait un vieux et une vieille qui n’avaient pas d’enfants. Le vieux partit travailler dans les champs, la vieille resta à la maison pour faire des crêpes. Tout en faisant ses crêpes, la vieille songeait :

— « Si j’avais un fils, il porterait les crêpes à son père. Mais par qui pourrais-je les lui envoyer ? »

Tout d’un coup, d’un flocon d’étoupe, sortit un tout petit garçon qui lui dit :

— Bonjour maman !

La vieille demanda :

— D’où viens-tu, mon fils, et comment t’appelles-tu ?

Le petit garçon répondit :

— Tu as tillé l’étoupe, petite mère, et c’est là dedans que je me suis formé. On m’appelle Lipounuchka. Donne-moi les crêpes, petite mère, je les porterai au petit père.

La vieille reprit :

— Mais, auras-tu la force de les porter, Lipounuchka ?

— Oui, je les porterai très bien, petite mère !

La vieille fit un paquet de crêpes et le remit au petit garçon.

Lipounuchka prit le paquet et courut aux