Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/311

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Quand le paysan revint de la forêt et vit que l’âne avait disparu, il se mit à pleurer et s’en alla droit devant lui. Sur la route, près de l’étang, il rencontra un homme qui pleurait aussi. Le paysan lui demanda ce qu’il avait.

L’homme lui raconta qu’on l’avait chargé de porter à la ville une sacoche pleine d’or, qu’il s’était assis au bord de l’étang pour se reposer, s’était endormi, et que, pendant son sommeil, la sacoche était tombée dans l’eau.

Alors le paysan lui demanda pourquoi il ne se jetait pas à l’eau pour la chercher.

— J’ai peur de l’eau, dit l’homme, et je ne sais pas nager, mais je donnerais bien vingt pièces d’or à celui qui me la retirerait.

Le paysan parut tout joyeux. Il pensa :

— « Dieu veut me dédommager de la perte de mon âne et de mon bouc. »

Il se déshabilla, descendit dans l’eau, mais ne trouva pas de sacoche. Quand il sortit de l’eau, ses habits avaient disparu.

C’était le troisième voleur qui l’avait volé.


La Princesse aux Cheveux d’or.

Il y avait aux Indes une princesse aux cheveux d’or ; elle avait une marâtre très méchante. Celle-ci détestait tellement sa belle-fille aux cheveux d’or, qu’elle persuada au roi de l’exiler dans le désert.