Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/350

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IV

Jiline passa encore un mois ainsi. Dans la journée, il se promenait dans le village ou se livrait à quelque travail. Quand venait la nuit et que tout était calme, il fouillait le sol de son hangar. Ce travail était très pénible à cause des pierres ; il devait souvent les user avec sa lime. Il parvint ainsi à pratiquer dans le mur un trou assez large pour livrer passage à un homme : « Il me faudrait, maintenant, pouvoir examiner le pays afin de savoir de quel côté me diriger… Mais personne ne voudra me renseigner. »

Un jour, que son maître était absent, il alla dans l’après-midi, aux alentours du village. Il escalada la montagne pour reconnaître les environs. Mais quand Abdul partait, il recommandait à un de ses enfants de surveiller Jiline et de le suivre partout. Dès que l’enfant le vit prendre une telle direction, il lui cria :