Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/385

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gnirent, tuèrent les uns, capturèrent les autres. Mahmedkoul lui-même eut peine à s’échapper.

Les Cosaques voguèrent plus loin. Ils débouchèrent dans une large et rapide rivière, l’Irtich. Ils voguèrent une journée sur l’Irtich et arrivèrent près d’une belle ville. Ils s’arrêtèrent, débarquèrent et se dirigèrent vers la ville. Comme ils s’en approchaient, les Tatars les accueillirent à coups de flèches et blessèrent trois Cosaques. Ermak envoya l’interprète dire aux Tatars de livrer la ville sous peine d’être tous mis en pièces.

L’interprète alla, revint et dit :

— C’est dans cette ville que réside le serviteur de Koutchoum, Ali Mourza Katchara. Il a des forces considérables et dit qu’il ne rendra pas la ville. Ermak réunit les Cosaques et dit :

— Eh bien ! enfants, si nous ne prenons pas cette ville, les Tatars festoieront et ne nous laisseront point passer. Plus nous leur ferons peur, plus vite nous en viendrons à bout. Sortons tous et jetons-nous sur eux tous à la fois.

Ainsi firent-ils. Il y avait là de nombreux Tatars et des plus braves. Quand les Cosaques s’élancèrent, les Tatars se mirent à les cribler de flèches, les renversant dans la poussière, tuant les uns, blessant les autres. Les Cosaques, pris de fureur, coururent sus aux Tatars et tuèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent.

Ils trouvèrent dans la ville de grandes richesses :