Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/79

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qui, par sa situation, est le type général des districts de la Russie centrale.

En 1862, dans l’arrondissement de dix mille âmes où j’étais arbitre territorial, on a ouvert quatorze écoles. En outre, dans le même arrondissement il y avait une dizaine d’écoles, chez le sacristain et des particuliers. Dans les trois autres arrondissements du district, à ma connaissance, il existait une quinzaine de grandes écoles et une trentaine de petites, chez les sacristains et les particuliers. Sans parler du nombre des élèves qui, je le pense, n’était pas inférieur à celui d’aujourd’hui, sans parler des études elles-mêmes qui étaient et mauvaises et bonnes, mais en général pas plus mauvaises que celles d’à présent, je dirai comment et sur quoi était alors basée l’œuvre scolaire. Toutes les écoles d’alors, à de très rares exceptions près, étaient basées sur des contrats libres entre les maîtres et les parents des élèves qui payaient tant par mois pour les études, ou sur les contrats des maîtres avec les communes des paysans qui payaient pour tout le monde. De tels rapports entre les parents ou les communes et les maîtres se rencontrent encore maintenant en quelques rares endroits de notre district et de notre province. Chacun conviendra, qu’en laissant de côté la question de la qualité de l’enseignement, ce rapport des maîtres envers les parents et les communes est le plus équitable, le plus naturel et le plus souhai-