Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/163

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XXI

— Justement, je venais te chercher, dit Petritzkï. Ta lessive a duré bien longtemps, aujourd’hui. As-tu terminé ?

— C’est fini, lui répondit Vronskï, le regard souriant.

Tout en parlant, il tiraillait doucement les bouts de ses moustaches, comme s’il eût craint, d’un mouvement trop brusque ou trop vif, de détruire l’ordre qu’il avait si péniblement mis dans ses affaires.

— Ce travail te réussit toujours à l’égal d’un bain, dit Petritzkï. Je viens de chez Gritzka (c’était le nom qu’il donnait au commandant de leur régiment). On t’attend là-bas.

Vronskï regardait son camarade, sans répondre, pensant à tout autre chose.

— Ah ! c’est donc chez lui cette musique ? dit-il ;