Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/200

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XXV

Pour se rendre au district de Sourovskï, il n’y avait ni chemin de fer ni route postière, de sorte que Lévine partit en tarantass avec ses chevaux.

À mi-chemin, il s’arrêta chez un riche paysan pour faire manger les chevaux. Un vieillard chauve, encore vert, portant une longue barbe rousse déjà grise près des joues, ouvrit la porte cochère et s’écarta pour laisser passer la troïka, puis, désignant au cocher une place sous l’auvent, dans une vaste cour neuve, propre et bien tenue, il invita Lévine à entrer dans la maison.

Une jeune femme proprement vêtue, les pieds nus dans des galoches, était accroupie pour laver le parquet du vestibule neuf. Elle fut d’abord prise de peur à la vue du chien qui accourait derrière Lévine et poussa un cri, mais, apprenant qu’il ne mordait pas, elle rit aussitôt de son effroi. De son