Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/277

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— Non, Dolly, j’irai ; reste ici. Nous ferons tout ce qu’il faut, d’après le livre. Seulement, quand Stiva sera là, nous irons à la chasse, et nous manquerons la leçon.

Lévine partit avec Gricha.

Varenka proposa son aide à Kitty. Même dans la maison heureuse et bien agencée de Lévine, Varenka savait être utile.

— Je vais commander le souper, vous, restez ici, dit-elle, se levant et se dirigeant du côté d’Agafia Mikhaïlovna.

— Oui, oui, on n’a sans doute pas trouvé de poulets, alors il faut en prendre des nôtres, dit Kitty.

— Nous verrons cela avec Agafia Mikhaïlovna.

Et Varenka disparut.

— Quelle charmante personne ! dit la princesse.

— Non, maman, pas charmante mais exquise, elle n’a pas sa pareille.

— Alors vous attendez aujourd’hui Stépan Arkadiévitch ? demanda Serge Ivanovitch, qui évidemment ne désirait pas continuer à causer de Varenka. Il est difficile de trouver deux beaux-frères aussi différents, fit-il avec un sourire malicieux : l’un, très vif, vit dans la société comme un poisson dans l’eau ; l’autre, notre Kostia, également vif, alerte, aussitôt dans le monde devient muet ou se débat comme un poisson sur la paille.

— Oui, il est très enfant, dit la princesse s’adressant à Serge Ivanovitch. Je voulais précisément