Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/279

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chasseur », ainsi que le dit Stépan Arkadiévitch en le présentant.

Nullement confus du désenchantement causé par sa présence en place de celle du vieux prince, Veslovski salua gaîment Lévine, lui rappela qu’ils s’étaient rencontrés autrefois et souleva Gricha au-dessus du pointer qu’amenait Stépan Arkadiévitch, pour le mettre dans la voiture.

Lévine ne monta pas dans la voiture et suivit à pied. Il était contrarié de ne pas voir le prince qu’il aimait et il l’était surtout de l’arrivée de ce Vassenka Veslovski, un étranger dont la présence était parfaitement inutile. Cette impression fâcheuse s’accrut encore quand Lévine en arrivant au perron, où s’était assemblée la foule animée des grandes personnes et des enfants, vit Vassenka Veslovski baiser galamment et tendrement la main de Ivitty.

— Nous sommes cousins, votre femme et moi, et d’anciennes connaissances, dit-il, serrant une seconde fois fortement la main de Lévine.

— Eh bien ! Y a-t-il du gibier ? demanda Stépan Arkadiévitch à Lévine, avant même d’avoir salué tout le monde. Nous avons, lui et moi, les intentions les plus cruelles…

— Tiens, Tania, voici pour toi ! Prends dans la voiture, derrière ! dit-il, s’adressant à la fois à tout le monde. Comme tu as bonne mine, Dolly ! dit-il à sa femme baisant de nouveau sa main et la lui retenant dans les siennes.