Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/304

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X

Vassenka stimula si énergiquement les chevaux qu’ils arrivèrent au marais très tôt, si bien qu’il faisait encore trop chaud.

En approchant du marais, but principal de leur expédition, Lévine songea au moyen de se débarrasser de Veslovski et de chasser sans entraves. Stépan Arkadiévitch désirait évidemment la même chose, et sur son visage Lévine voyait l’expression du souci qui saisit tout vrai chasseur au moment de se mettre à chasser, mêlée à la bonhomie rusée qui lui était propre.

— Comment marcherons-nous ? Le beau marais ? J’y vois aussi des éperviers, s’écria Stépan Arkadiévitch désignant deux grands oiseaux qui tournoyaient au milieu du marais. Du moment qu’il y a des éperviers, il y a du gibier.

— Eh bien, messieurs, commença Lévine tirant