Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/380

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ment, je puis leur être utile et remplirai mon devoir quelque pénible qu’il soit. Je ne suis pas comme les autres. Et toi, tu es très gentille d’être venue. Tu as très bien agi. Ils vivent comme les meilleurs époux. Dieu soit leur juge et non pas nous. Et Birusovski, et madame Avéniev… Et Nikandrov lui-même… et Vassiliev avec madame Mamovov et Lise Neptounov… N’ont-ils pas fait de même ? Personne n’a rien dit et à la fin ils ont été reçus partout. Et puis, c’est un intérieur si joli, si comme il faut. Tout à fait à l’anglaise. On se réunit le matin au breakfast et puis on se sépare. Jusqu’au dîner, chacun fait ce qu’il veut. On dîne à sept heures. Stiva a très bien fait de t’envoyer. Il doit être en bons termes avec eux. Par sa mère et son frère, il est très influent. En outre il est fort généreux. On t’a parlé de l’hôpital ? Ce sera admirable. Tout vient de Paris.

Cette conversation fut interrompue par Anna qui revint sur la terrasse, suivie des messieurs qu’elle avait trouvés dans la salle de billard.

Il restait plusieurs heures avant le dîner, et on proposa divers moyens de les passer agréablement. Ces moyens étaient nombreux à Vosdvijenskoié et tout différents de ceux qui étaient habituels à Pokrovskoié.

Une partie de lawn-tennis, proposa Veslovski avec un joli sourire. Je serai encore le partenaire d’Anna Arkadievna !