Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/387

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XXI

— La princesse doit être fatiguée et les chevaux ne l’intéressent peut-être pas, fit remarquer Vronskï à Anna qui proposait de montrer à Dolly le haras où Sviajski voulait voir un nouvel étalon. Allez-y, moi je ramènerai la princesse à la maison, si vous le permettez, et nous causerons, dit-il s’adressant à Dolly.

— Bien volontiers, car je ne me connais pas en chevaux, répondit Dolly un peu surprise ; mais à la physionomie de Vronskï, elle comprit qu’il voulait lui parler en particulier.

Elle ne se trompait pas. Dès qu’ayant franchi de nouveau la porte ils s’engagèrent dans le parc, il regarda du côté d’Anna et, s’étant convaincu qu’elle ne pouvait ni le voir ni l’entendre, il commença :

— Vous avez deviné mon désir de causer avec vous ? dit-il, la regardant avec des yeux riants. Je ne