Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/253

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pensée ; mais l’autre s’attachait à lui ; il le suivit à l’office de la grotte du Saint-Sépulcre. Il eût voulu se mettre tout près ; mais ils étaient venus trop tard. La foule était si dense qu’on ne pouvait ni avancer ni reculer. Efim resta donc sur place, regardant devant lui et faisant ses prières. Par moments, il tâtait s’il avait encore sa bourse et il ne cessait de penser : « Le pèlerin me trompe… Et si pourtant il ne m’avait pas trompé… Si on lui avait en effet volé son porte-monnaie !… Mais alors, pourvu qu’il ne m’arrive pas la même chose ! »