Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/418

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III

Le garçon sortit de la maison et s’en alla sur la route. Après une demi-journée de marche, il rencontra un passant. Celui-ci s’arrêta.

— Bonjour, garçon, dit-il. Où Dieu porte-t-il tes pas ?… Le garçon lui répondit : — Je suis allé chez ma marraine pour lui souhaiter la fête ; et de retour à la maison j’ai dit à mes parents : « Où demeure mon parrain ? Je voudrais lui souhaiter la fête. » Et mes parents m’ont répondu : — « Mon petit, nous ne savons pas où demeure ton parrain. Aussitôt après le baptême il nous quitta et nous n’avons jamais entendu parler de lui. Nous ignorons même s’il vit encore. » Mais comme je veux voir mon parrain, voilà, je vais le chercher.

— Je suis ton parrain, dit le passant.

L’enfant était ravi. Il lui souhaita la fête ; ils s’embrassèrent.