Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/433

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maient, et, sans leur donner le temps de brûler, mettaient par-dessus de la broussaille humide.

Le feu s’éteint. Les bergers rallument encore des branches sèches, et de nouveau jettent sur la petite flamme, une grande quantité de broussaille humide.

Ils travaillent longtemps sans réussir.

Alors le filleul leur dit :

— Me mettez pas sitôt les broussailles ; allumez d’abord bien le feu, donnez-lui le temps de prendre. Quand il sera bien allumé, alors vous mettrez la broussaille.

Les bergers l’écoutèrent. Ils laissèrent le feu bien s’enflammer et ensuite mirent la broussaille. Le bois flamba et pétilla.

Le filleul resta quelque temps avec eux et poursuivit sa route. Il se demandait pourquoi il avait vu ces trois choses ; il ne comprenait point.