Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/435

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Le vieillard lui dit :

— Mais dis-moi ce que tu as vu encore sur la route ?

Le filleul lui parla de la femme de l’izba et, lui dit comment elle nettoyait ; puis des paysans, comment ils ployaient la jante ; puis des bergers, comment ils faisaient du feu.

Le vieillard écoutait. Puis il rentra dans sa grotte et en rapporta une hachette ébréchée.

— Viens, dit-il.

Le vieillard s’avança vers une petite clairière, devant sa retraite, et montrant un arbre, dit :

— Abats-le.

Le filleul abattit l’arbre.

— Maintenant coupe-le en trois.

Le filleul le coupa en trois.

Le vieillard retourna de nouveau dans son ermitage et en rapporta du feu.

— Brûle ces trois morceaux de bois, dit-il.

Le filleul fit du feu et les brûla. Il en resta trois tisons.

— Maintenant, enfouis ces trois tisons dans la terre, à moitié.

Le filleul obéit.

— Vois-tu la rivière au pied de la colline ; va y puiser de l’eau dans ta bouche et arrose ce tison, ainsi que tu as appris à la femme ; celui-ci, arrose-le ainsi que tu as appris aux paysans ; et celui-ci arrose le comme tu as appris aux bergers.