Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/90

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X

Je comprenais cela, mais je n’en étais pas plus avancé.

J’étais prêt à accepter maintenant n’importe quelle religion à la condition qu’elle n’exigeât pas de moi le mensonge de la négation directe de la raison.

Je me mis à étudier le bouddhisme, le mahométanisme, d’après leurs livres, et surtout le christianisme tant par les livres que par les hommes qui m’entouraient.

Naturellement, je m’adressai avant tout aux hommes croyants de mon entourage, aux personnes instruites, aux théologiens orthodoxes, aux moines, aux théologiens d’une nouvelle école, et même à ces néo-chrétiens qui confessent le salut par la croyance en la Rédemption. Je m’attachai à ces croyants, je leur demandai comment ils