Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/122

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— N’est-ce pas que Voldemar (elle avait sans doute oublié mon nom) ressemble à sa maman ? — Elle fit tant de signes des yeux, que le prince, devinant probablement ce qu’elle voulait, s’approcha de moi, et avec l’expression la plus indifférente et même la plus mécontente, me tendit sa joue non rasée que je dus embrasser.

— Ahl tu n’es pas encore habillé et tu dois sortir, — lui cria aussitôt la princesse d’un ton fâché, qui lui était évidemment coutumier dans ses rapports avec ses familiers — De nouveau tu veux que l’on soit mécontent de toi, tu veux encore te les mettre à dos.

— Tout de suite, tout de suite, petite mère, — dit le prince Mikhaïl, — et il sortit.

Je saluai et fis de même ; j’avais entendu dire pour la première fois que nous étions héritiers du prince Ivan Ivanovitch et cette nouvelle me frappait désagréablement.