Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/123

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XX

LES IVINE


Il m’était encore plus pénible de penser à la prochaine visite, visite indispensable. Mais avant d’aller chez le prince, en route, je devais faire visite aux Ivine. Ils habitaient une grande et belle maison de la rue Tverskaia. Non sans peur, je gravis le perron de parade près duquel se tenait un suisse, avec une canne à pomme.

Je lui demandai si ses maîtres étaient à la maison.

— Qui vous faut-il ? Le fils du général est à la maison, — me dit le suisse.

— Et le général lui-même ? — demandai-je courageusement.

— Il faut annoncer. Quel est votre nom ? — me demanda le suisse ; et il sonna. Les pieds d’un valet en guêtres se montrèrent dans l’escalier