Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/152

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bord du Jourdain. Jean était vêtu d’une peau de chameau et ceint d’une courroie. Il se nourrissait de l’écorce des arbres et d’herbes. Il appelait les hommes à la nouvelle vie ; ceux-ci lui confessaient leurs fautes, et Jean les baignait dans le Jourdain en signe de leur rénovation.

Il leur disait :

Est-ce que vous aussi, avez senti que vous ne fuirez pas la volonté de Dieu ? Alors rénovez-vous ; et si vous voulez être rénovés, qu’on voie d’après vos actes que vous êtes changés. Jean disait : Jusqu’à présent les prophètes ont dit que Dieu viendra. Moi je vous dis : Amendez-vous, Dieu est déjà venu. Il disait : Je vous purifie par l’eau, mais celui qui vient après moi, et qui est plus grand que moi, vous purifiera par l’esprit. Quand il viendra, il vous purifiera comme le maître purifie son aire. Il ramasse le froment et brûle la paille. Si l’arbre ne donne pas de bons fruits, on le coupe et le jette au feu, et la hache est déjà près de la racine de l’arbre.

Et le peuple lui demandait :

Que nous faut-il faire ?

Il répondait :

Que celui qui a deux habits en donne à celui qui n’en a pas ; et que celui qui a de la nourriture en donne à celui qui en manque.

Les percepteurs vinrent le trouver et lui demandèrent :