Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/155

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elle leur donne tout ce qu’ils ont. Si je travaillais pour elle, j’aurais la même chose. Mais il se dit : Mon Dieu n’est pas la chair, mais l’esprit. C’est par lui que je vis. Je le sens toujours en moi, c’est lui seul que je respecte, et je travaille pour lui seul, et c’est de lui que j’attends la récompense. Alors le tentateur l’abandonna et l’esprit le rénova. Il comprit alors que Dieu était venu à lui et vivait en lui ; et ayant compris cela, fort de son esprit, il retourna en Galilée.

Dès ce moment, ayant compris la force de l’esprit, il se mit à annoncer la présence de Dieu. Il disait : le temps est venu, ressaisissez-vous, croyez à l’annonciation du bien.

Du désert Jésus retourna de nouveau près de Jean et demeura avec lui. Quand Jésus quitta Jean, celui-ci dit de Jésus : c’est le véritable fils de Dieu (l’élu). À ces paroles de Jean, deux de ses disciples l’abandonnèrent pour suivre le Christ.

Un de ces disciples s’appelait André. André avait un frère, Simon. Ayant écouté Jésus, André alla chez son frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé l’élu de Dieu ; et il l’emmena chez Jésus.

Jésus donna à ce frère d’André le nom de Pierre ; et ces deux frères devinrent les disciples de Jésus. Jésus partit plus loin avec ses deux disciples. Ayant parcouru une certaine distance, Jésus aperçut des pêcheurs dans une barque. C’étaient le père Zébédée et ses deux fils Jacques et Jean avec des