Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/165

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tions, vous aurez une sainte convocation, et vous jeûnerez, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices faits par le feu.

Exode, xxxi, 13. Tu diras encore aux enfants d’Israël : Outre cela, vous garderez mes sabbats ; car c’est un signe entre moi et vous dans vos âges, afin que vous sachiez que je suis l’Éternel qui vous sanctifie.

Pour les sacrifices, il est inutile de citer, car toute la Bible est presque entièrement pleine de coutumes établies par Dieu lui-même au sujet des sacrifices à lui faire, et de la forme sous laquelle les faire.

On peut dire la même chose de Jérusalem. Jérusalem c’est la ville de Dieu. Dieu y vit. De tous les passages où il est question de Dieu, on voit que Dieu n’est pas un esprit, mais un être extérieur, avec des mains, des yeux, des pieds. C’est pourquoi, en niant la purification, les jeûnes, le sabbat, les sacrifices, et le temple du dieu charnel, Jésus, non seulement n’a pas continué la religion de Moïse, mais l’a niée dans sa base même.


LA NÉGATION DU SABBAT

Ἐγένετο δὲ ἐν σαββάτῳ δευτεροπρώτω διαπορεύεσθαι αὐτὸν διά τῶν σπορίμων· ϰαὶ ἔτιλλον οἱ μαθηταί αὐτοῦ τοὺς στάχυας, ϰαὶ ἤσθιον ψώχοντες ταῖς χερσί.

Τινὲς δὲ τῶν Φαρισαίων εἰπον αὐτοῖς· Τι ποιεῖτε ὁ οὐϰ ἔξεστι ποιεῖν ἐν τοῖς σάββασι ;