Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/167

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’exécution de la loi morale ; 3o reconnaissaient que l’homme dépend de Dieu sans toutefois exclure tout à fait la liberté de la volonté. En quoi donc différaient-ils de nos orthodoxes ?

Sans doute les Pharisiens n’étaient pas exactement nos orthodoxes, mais ils occupaient alors la place que ceux-ci occupent aujourd’hui.


Matthieu, xii, 3-5 ; Marc, ii, 25, 26 ; Luc, vi, 3, 4. Ces versets contiennent les raisons pour lesquelles David a mangé le pain rituel et enseignent comment les prêtres violaient le sabbat. Ces raisons n’étaient convaincantes que pour les Hébreux. Pour nous elles sont d’autant plus inutiles que la dernière : Dieu se réjouit de l’amour et non des sacrifices, détruit les précédentes. De ces versets, il ne reste d’important que la doctrine du Christ qui se rapporte à nous.


Δέγω δὲ ὑμῖν, ὅτι τοῦ ἱεροῦ μειζων ἐστίν ὦδε.


Matthieu, xii, 6. Or je vous dis qu’il y a ici quelqu’un qui est plus grand que le temple. Et je vous dis qu’il y a ici ce qui est plus important que le culte extérieur 1).

Remarques.

1) Je traduis ὅτι τοῦ ἱεροῦ μειζων ἐστίν ὦδε par : Il y a ici ce qui est plus important que le culte extérieur parce que ἱερον signifie : la demeure de Dieu sur la terre, c’est-à-dire la chose sacrée. Ici, il ne