Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/232

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peut s’attrister ; ce n’est qu’après le départ de l’époux qu’ils pourront être tristes. S’il y a la vie, il ne faut pas s’attrister.

Jésus dit encore : « Personne n’arrachera un morceau d’un habit neuf pour en raccommoder un vieux ; car l’habit neuf serait gâté, et le vieux ne serait pas réparé. Ainsi nous ne pouvons pas accepter vos jeûnes. De même on ne peut mettre le vin nouveau dans de vieux fûts, car les vieux fûts éclateraient et le vin se répandrait. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des fûts neufs et l’un et l’autre seront intacts ».

Et des bruits couraient sur Jésus ; et il était respecté de tous, de sorte que le peuple le retenait pour qu’il ne s’en allât pas. Mais il disait que ce n’était pas à une ville mais à tous les hommes qu’il était venu annoncer le bonheur.

Et il partit plus loin, en longeant la mer. Et beaucoup de gens le suivaient, des différentes villes, et il faisait du bien à tous. Il traversait les villes et les bourgades, annonçant partout le royaume de Dieu et débarrassant les hommes de la souffrance et du vice.

De sorte qu’avec Jésus-Christ se réalisaient les prophéties d’Ésaïe : que le peuple, qui vivait dans les ténèbres de la mort, a aperçu la lumière de la vie. Et que celui qui a apporté cette lumière ne fera aucune violence ni aucun tort aux hommes, qu’il est doux et pacifique ; que pour apporter