Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/236

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Remarques.

1) Πτωϰοὶ εὐαγγελίζονται. Chez Luc et chez Matthieu, ces mots : « Et les pauvres apprennent leur bonheur » sont les derniers. Dans toutes les langues ces paroles sont traduites : « Et l’évangile est annoncé aux pauvres ». Le sens de cette traduction est presque exact mais la traduction elle-même ne l’est pas.

Luc, xvi, 16. Il est dit ἡ βασιλεΐα τοῦ Θεοῦ εὐαγγελίζεται, qu’il ne faut pas traduire : « l’évangile est annoncé », mais le royaume de Dieu est annoncé.

De sorte que, ici, les paroles : « l’évangile est annoncé aux pauvres », signifient : les pauvres recevront la nouvelle du bonheur ; et il faut traduire : les pauvres apprennent leur bonheur.

En outre ces paroles expriment la même chose que celles-ci : heureux les pauvres.

Chez Matthieu et chez Luc ces paroles sont les dernières, ce qui indique qu’elles sont les plus importantes. Et il ne faut pas oublier que tout ce qui suit ne fait que développer et expliquer cette pensée sur le bonheur des pauvres, opposés aux riches pharisiens et légistes.

2) Σϰανδαλίζειν ἐν τινί, signifie : être fâché contre quelqu’un, renier quelqu’un. (Matthieu, xiii, 57 ; xvii, 27 ; xxvi, 31.)

À la question de Jean : « Es-tu celui qui doit