Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/284

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


2) ἐϰεῖ, outre « là-bas », signifie aussi « alors » ; et, dans le cas présent, il a cette signification, comme chez Luc (xiii, 28) ἑϰεὶ signifie « alors » dans la même expression. Le sens est donc qu’alors les hommes pourraient, mais trop tard, pleurer et grincer des dents de dépit, parce qu’ils n’ont pas vécu dans l’entendement.


L’esprit de Dieu en l’homme — le fils de l’homme, tout ce que nous savons de Dieu donne la vie de l’entendement aux hommes ; de même que le paysan sème le bon grain dans son champ et il pousse.

Dans la vie de l’entendement surgit quelque chose de semblable à la vie et qui se termine par la mort.

Qu’est-ce donc que ce semblant de vie ? D’où vient-il ? Cette question ne se rapporte pas à Dieu esprit, mais aux hommes. Dieu-esprit, la source de la vie, sème la vie et conserve la vie. Seuls les ouvriers insensés peuvent conseiller de piétiner la vie pour arracher ce qui n’est pas la vie. La vie seule est nécessaire, et elle restera seule, et il n’y a rien de plus pour Dieu-esprit. La vie temporaire se termine ; tout temporaire disparaît, périt ; seule la vie de l’entendement, ce qui est de l’esprit, ce qui est de Dieu, ne se termine pas, ne périt pas.

Cette parabole renferme deux pensées principales ; deux réponses aux questions posées :