Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/75

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tout ce que nous savons de Dieu, nous le savons parce que nous avons l’entendement. C’est pourquoi le vrai commencement de tout, c’est l’entendement. (Ce que nous appelons Dieu, c’est l’entendement. L’entendement c’est le commencement de tout, c’est le vrai Dieu) (Jean i, 1, 2).

Sans l’entendement rien ne peut-être : tout provient de l’entendement. Dans l’entendement est la force de la vie. De même que la lumière nous révèle toute la diversité des choses, de même c’est l’entendement seul qui nous révèle toute la diversité de la vie ou la vie elle-même. L’entendement est le commencement de tout (Jean, i, 3, 4).

Dans le monde la vie n’embrasse pas tout. Dans le monde la vie se manifeste comme la lumière dans les ténèbres. La lumière éclaire tant qu’elle brille, et l’obscurité ne retient pas la lumière et reste l’obscurité, de même dans le monde la vie se manifeste parmi la mort et la mort ne retient pas la vie, mais reste la mort (Jean, i, 5).

La source de la vie — l’entendement — était dans le monde et en chaque homme vivant. Mais les hommes vivants, seulement parce qu’en eux était l’entendement, ne comprenaient pas qu’ils provenaient de l’entendement (Jean, i, 9, 10).

Ils ne comprenaient pas que l’entendement leur donnait la possibilité de se confondre avec lui, puisqu’ils étaient nés, non de la chair mais de l’entendement. L’ayant compris et croyant en leur filia-