Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/80

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été fiancé avec elle avant cela, eut pitié d’elle et cacha sa honte, l’accepta. C’est d’elle et d’un père inconnu que naquit un garçon auquel on donna le nom de Jésus (c’est ce Jésus qui était l’entendement en chair, c’est lui qui a montré au monde Dieu, que personne ne connaissait ni ne connaît). Ce Jésus était ce Jésus, fils de Dieu, qui a donné au monde la doctrine de laquelle parle Jean et qui est exposée dans les Évangiles.


Luc, ii, 1-12.

Matthieu, ii, 1-12.

Luc, ii, 22-38.

Matthieu, ii, 13-23.

Luc, ii, 39.

Dans ces versets sont décrits la naissance de Jésus-Christ, et son voyage avec sa mère, voyage accompagné d’événements miraculeux et de prophéties.

Ces versets ne contiennent rien qui se rapporte à la doctrine de Jésus, ni même aux événements qui pouvaient avoir de l’influence sur elle. L’explication de ce chapitre est la suivante : ce sont des légendes qui se sont formées, comme elles se forment maintenant autour de l’enfance d’un personnage dont l’importance est devenue très grande après sa mort. Le but de ce chapitre est d’attribuer la plus grande importance à la personne par les miracles et les prophéties. Le ton vulgaire de