Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/106

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vivront ; car, de même que le Père vit par lui-même, de même le Fils vit par lui-même. La liberté du choix constitue l’esprit de Dieu en l’homme ; c’est tout l’homme.

Ne vous étonnez pas de cette doctrine. Maintenant le temps est venu que tous les mortels se diviseront ; les uns, ceux qui font le bien, trouveront la vie ; les autres, ceux qui font le mal, disparaîtront.

Moi, je ne puis rien choisir par moi-même, et je choisis ce que j’ai compris par mon Père. Mon choix est juste s’il n’est pas guidé par mon désir mais par ce que j’ai compris du Père.

Si j’étais seul à affirmer que j’ai raison parce que tel est mon plaisir, vous pourriez ne pas me croire. Mais il y a un autre encore qui affirme de moi que je dis et fais la vérité. C’est l’esprit de Dieu, et vous savez que son affirmation est vraie. Par mes actes vous voyez que c’est le Père qui m’a envoyé, et le Père-Dieu témoigne de moi dans vos âmes et dans vos écrits. Mais sa voix, vous ne l’avez ni comprise ni connue, et vous n’avez pas un ferme entendement, parce que vous ne croyez pas en celui qu’il a envoyé, en l’esprit de Dieu dans vos âmes.

Pénétrez-vous de ceci : Vous pensez trouver dans vos âmes la vie, vous y trouvez l’esprit de Dieu, et vous ne voulez pas me croire, que vous aurez la vie. Je ne tiens pas compte de ce que vous priez dans vos temples, et observez les jeûnes et le