Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/107

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sabbat suivant les lois humaines. Car vous n’avez pas de véritable amour pour le vrai Dieu.

Je vous enseigne ce qu’ordonne mon Père et le vôtre et vous ne me comprenez pas, et si quelqu’un vous enseigne quelque chose de lui, vous le croyez. À quoi pouvez-vous vous fier quand vous acceptez les paroles les uns des autres et ne cherchez pas la doctrine telle que la donne le Père. Je ne suis pas seul à vous montrer que vous avez tort devant votre Père. Ce même Moïse en qui vous espérez vous montre que vous avez tort et que vous ne le comprenez pas. Si vous croyiez ce que disait Moïse, vous croiriez ce que je vous dis. Si vous ne croyez pas sa doctrine, vous ne croyez pas aussi la mienne.

Afin de leur faire comprendre qu’on peut se plier à la volonté de Dieu, sans effort, il leur dit une parabole : Un roi reçut un royaume en héritage. Pour entrer en possession de cet héritage il devait quitter pour un temps son royaume. Avant son départ il distribua sa fortune entre ses sujets, à chacun selon ses forces : à l’un cinq talents, à l’autre deux, à l’autre un, et à chacun il ordonna de travailler et de faire prospérer les talents qu’il leur laissait.

Le roi parti, chacun se mit à faire ce qu’il voulut, avec ce que le roi lui avait laissé. Les uns travaillèrent et, avec leurs cinq talents, en gagnèrent cinq autres ; d’autres, avec un talent, en gagnèrent