Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/119

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Εἶπε δὲ πρὸς αὐτόν ὁ Ἰησοῦς, Οὐδείς ἐπιβαλών τὴν χεῖρα αὑτοῦ ἐπ’ ἄροτρον ϰαὶ βλέπων εἰς τὰ ὀπίσω, εὔθετος ἐστιν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ Θεοῦ.


Luc, ix, 61. Un autre lui dit aussi : Je te suivrai, Seigneur ! mais permets-moi de prendre auparavant congé de ceux qui sont dans ma maison. Un autre encore lui dit : Je te suivrai, mais laisse-moi auparavant donner des ordres à la maison.
62. Mais Jésus lui répondit : Celui qui met la main à la charrue et regarde derrière lui, n’est point propre pour le royaume de Dieu. Et Jésus lui dit : Celui qui prend la charrue et regarde derrière lui n’est point propre pour le royaume de Dieu 1).

Remarques.

1) Cette dernière expression renferme le sens des deux premières, et contient l’idée principale de tout le passage. Elle signifie que celui qui a compris la vie dans le royaume de Dieu, la vie de l’esprit, et se soucie des choses matérielles, montre, par cela même, qu’il ne vit pas de la vie de l’esprit. Si un homme vivant de la vie de l’esprit se soucie de la vie de la chair, il réussira aussi peu dans la vie de l’esprit que celui qui laboure en regardant non devant mais derrière lui.

Cette comparaison a encore cette signification : l’homme qui s’imagine vivre de la vie de l’esprit, et qui, en même temps, calcule quelles conséquences aura ce qu’il fait dans la vie, est semblable au laboureur qui, pour diriger la charrue, regarde