Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/126

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en trouve point ; coupe-le, pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? trouve jamais. Coupe-le. Pourquoi tiendrait-il de la place ?
8. Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année, jusqu’à ce que je l’aie déchaussé et que j’y aie mis du fumier. Et le jardinier lui dit : Maître, laisse-le encore un été, je le déchausserai et y mettrai du fumier.
9. S’il porte du fruit, à la bonne heure ; sinon tu le couperas après cela. Peut-être donnera-t-il du fruit ; et si après cela il n’en donne pas, tu le couperas.


La mort — la privation de la possibilité de vivre de la vraie vie de l’entendement de Dieu — à chaque moment donné est devant nous. De même qu’elle est venue chez le riche, la nuit, alors qu’il se préparait à vivre longtemps, de même elle est venue chez les hommes tués par Pilate et chez ceux écrasés par la tour. Chaque heure de notre vie n’est qu’un hasard heureux, comme le jardinier qui demande d’attendre, pour couper le pommier, de voir s’il ne portera point de fruits.

Jean-Baptiste le disait encore aux hommes, en les invitant à changer de vie (Luc, iii, 9).


Ἔλεγε δέ ϰαὶ τοῖς ὄχλοις. Ὅταν ἴδητε τὴν νεφέλην ἀνατέλλουσαν ἀπὸ δυσμῶν εὐθέως λέγετε, Ὅμβρος ἔρχεται· ϰαὶ γίνεται οὓτω.

Καὶ ὄταν νότον πνέοντα, λέγετε, Ὅτι ϰαύσων ἔσται. ϰαὶ γίνεται.

Ὑποϰριταί, τὸ πρόσωπον τῆς γῆς ϰαὶ τοῦ οὐρανοῦ οἶδατε δοϰιμάζειν· τὸν δὲ ϰαιρόν τοῦτον πῶς οὐ δοϰιμάξετε.

Τὶ δὲ ϰαὶ ἀφ’ ἑαυτῶ οὐ ϰρίνετε τὸ οἰϰαιον.