Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/139

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tendent et comprennent mais ne veulent pas lui céder. Ceux-ci restent tels qu’ils étaient avec la possibilité de la vie. Les autres ne reconnaissent pas l’entendement, lui sont hostiles, et, par cela même, se perdent. Enfin, d’autres encore s’unissent à l’entendement.

Une partie de la pensée est exprimée, l’autre concerne ceux qui reconnaissent l’entendement. Les invités qui ont exécuté la volonté du maître ont accepté les biens qu’il leur a donnés — l’habit de noces. La comparaison de l’exécution de la volonté du maître avec l’habit — présent du maître — indique que l’exécution de cette volonté n’est pas difficile, et qu’en outre elle est un bien en elle-même (Matthieu, xi, 28-30). « Venez à moi, vous tous qui êtes travaillés et chargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est aisé et mon fardeau léger. »

Les autres n’ont pas exécuté la volonté du maître ; ils n’ont pas accepté ses habits, et le maître ordonne de les jeter dehors. Il leur est arrivé la même chose qu’à ceux qui ont battu les serviteurs. Les uns, unis à l’entendement, lui obéissent ; les autres ne lui obéissent pas. Ces derniers s’anéantiront ainsi que ceux qui sont hostiles à l’entendement.

Voici comment l’Église interprète la même para-