Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/141

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soulagerai » (Matthieu, xi, 28). Et encore : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et boive ». Il les a appelés non par des paroles mais par des actes.

Et ils n’ont pas voulu venir. — Il est évident que tous n’ont pas refusé ; plusieurs ont cru en Jean et à Christ. Mais on veut parler de la majorité du peuple juif, qui répudia Christ.

Il a envoyé d’autres serviteurs. — Ici, par serviteurs, il faut entendre des apôtres, qui, remplis de l’esprit, témoignèrent de l’évangile dans Jérusalem et dans toute la Judée. De nouveau, solennellement, les Juifs sont appelés les invités du royaume de Dieu qui se révélait quand, selon l’expression précédente, le dîner était déjà tout à fait prêt.

En négligeant. — Méprisant l’invitation du roi, les élus montraient ainsi du mépris pour le roi lui-même qui les avait conviés.

À leurs champs, à leur commerce. — Ils étaient si plongés dans leurs bas calculs qu’ils en négligeaient l’invitation du roi. Ainsi l’attachement aux biens de ce monde détourne de la satisfaction des besoins spirituels supérieurs. Les bas calculs de ce monde empêchent les Juifs, en la personne de leurs représentants, d’entrer dans le royaume du Christ. Mais le pire n’est pas d’avoir décliné l’invitation, c’est d’avoir mal reçu, injurié, tué les envoyés… Ils ont tué Étienne, Jacques, et injurié les apôtres.


LA PARABOLE DU MAÎTRE ET DU SERVITEUR

Ἀνθρωπός τις ἦν πλούσιος, ὅς εἶχεν οἰϰονόμον. ϰαὶ οὖτος διεβλήθη αὐτῷ ὡς διασϰορπίζων τὰ ὑπἀρχοντά αὐτοῦ.

Καὶ φωνήσας αὐτόν εἶπεν αὐτοῷ· τὶ τοῦτο ἀϰούω περὶ σοῦ ; ἀπόδος τὸν λόγον τῆς οἰϰονομίας σου· οἱ γὰρ δυνήση ἔτι οἰϰονομεῖν.

Εἶπε δὲ ἐν ἑαυτῷ ὁ οἰϰονόμος· τί ποιήσω, ὅτι ὁ ϰύριος μου