Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/199

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richesse empêche d’entrer dans le royaume de Dieu. C’est pourquoi ceux qui affirment que si l’on ne peut faire ce que Jésus-Christ ordonne, il vaut cependant mieux donner quelque chose aux pauvres que de ne rien donner du tout, ceux-là ne comprennent pas ce que dit Jésus. Non seulement Jésus ne parle pas de l’utilité matérielle, il l’ignore. Il ordonne l’abandon des richesses, à seule fin qu’elles ne soient pas un obstacle dans la vie. Puis il enseigne qu’après avoir renoncé à la propriété, le bonheur de l’homme consiste à plaindre et aimer ses semblables. Alors, avant tout, pour avoir la possibilité de donner sa vie à Dieu, il faut renoncer à la richesse injuste. Ceux donc qui prélèvent ou établissent des impôts pour les pauvres doivent laisser tranquilles Jésus et sa doctrine. Christ n’ordonne pas cela. S’ils le font c’est par leur bon plaisir ; et alors qu’ils le disent. Donner de son superflu, Jésus-Christ le juge indifférent, ou plutôt il n’en dit rien ; mais il défend de donner de manière à être vu des autres.


LA MESURE DU BIEN

Καὶ ὄντος αὐτοῦ ἐν βηθανίᾳ ἐν τῇ οἰϰία Σίμωνος τοῶ λεπροῦ, ϰαταϰειμένου αὐτοῦ, ἦλγε γυνή ἐχουσα ἀλάβαστρον μύρου νάρδου πιστιϰῆς πολυτελοῦς· ϰαὶ συντρίψασα τὸ ἀλάβαστρον, ϰατέχεεν αὐτοῦ ϰατὰ τῆς ϰεφαλῆς.