Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/212

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l’importance de Jean. Son sens ici est très peu clair et n’ajoute rien au reste. Cependant le sens de cette parabole se rapporte directement au verset 21 du chapitre viii et suivants, et explique la pensée exprimée dans ces versets : « Tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous au royaume des cieux ; mais celui-là seulement qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matth., vii, 21.)


POUR RECEVOIR LA VRAIE VIE, ON DOIT RENONCER À LA FAUSSE VIE DE LA CHAIR

Pour la vie de l’esprit il n’est pas de différence entre les siens et les étrangers. Jésus dit que sa mère et ses frères, comme tels, ne sont rien pour lui ; à lui sont proches ceux qui remplissent la volonté de leur Père commun.

La béatitude de la vie de l’homme dépend non de ses rapports de famille, mais de la vie de l’esprit. Jésus dit que ce sont ceux qui suivent l’entendement du Père qui sont heureux. Pour l’homme qui vit de l’esprit, il n’y a pas de domicile. Les bêtes ont des demeures, mais l’homme vit de l’esprit, et c’est pourquoi ne peut avoir de demeure. Jésus dit qu’il n’y a pas de place définie pour lui. Pour accomplir la volonté du Père, il ne faut point de place définie ; cela est possible partout et toujours. La mort charnelle ne peut point