Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/248

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firme ce qui est dit au verset 17. La même chose est confirmée dans les versets suivants :

Jean, v, 30. Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon que j’entends, et mon jugement est juste. Car je ne cherche point ma volonté, mais je cherche la volonté du Père qui m’a envoyé.

39. Sondez les Écritures, car c’est par elles que vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

44. Comment pouvez-vous croire que vous aimez à recevoir de la gloire les uns des autres, et que vous ne recherchez point la gloire qui vient de Dieu seul.

Dans ces passages, toujours la même pensée est exprimée : que l’unique preuve de l’existence de Dieu est dans l’âme de l’homme. Il faut se bien rappeler qu’en parlant de sa doctrine, Jésus entend la négation de l’adoration de Dieu par les Juifs, que Dieu est esprit, que l’homme ne le reconnaît qu’en soi-même, et que la vie de l’esprit consiste dans l’accomplissement de la volonté de Dieu.


Pour comprendre les discours de Jean, il est nécessaire de se bien rendre compte que, dans ces entretiens, Jésus confirme, prouve, explique ce qui est dit dans l’entretien avec Nicodème mais n’expose aucune autre doctrine positive. L’erreur triste et fatale de l’Église réside en ce que, dans ces paroles, elle veut voir une doctrine positive. Il n’y a ici aucune doctrine nouvelle ; c’est la confir-