Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/249

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mation de l’ancienne, exposée en particulier dans l’entretien avec Nicodème. Ce n’est qu’en se rendant bien compte de cela qu’on verra clairement pourquoi, selon Jean, les paroles de Jésus qui n’avaient rien de bien terrible contre les Juifs, provoquent leur colère. Il faut se rappeler que le prétexte de chaque entretien de Jésus avec les Juifs, c’est la négation de la religion des Juifs et de toutes les lois de Moïse. Chaque entretien débute par une question des Juifs, lui demandant de prouver la légitimité de sa négation.


Οὖ Μωῦσης δέδωϰεν ὑμῖν τὸν νόμον ; ϰαὶ οὐδείς ἐξ ὑμῶν ποιεῖ τὸν νόμον· Τί με ζητεῖτε ὄποκτεῖναι.


Jean, vii, 19. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? et néanmoins aucun de vous n’a observé la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? Ce n’est pas Moïse qui vous a donné la loi 1) et personne de vous ne vit selon la loi. Pourquoi donc me condamnez-vous à mort ?

Remarques.

1) Ce n’est nullement une proposition interrogative. Jésus dit : Ce n’est pas Moïse qui vous a appris la loi de Dieu, et personne de vous n’a compris la loi. Jésus parle ici de la loi éternelle, de laquelle il a parlé dans le sermon sur la montagne. Il dit : Ce n’est pas Moïse qui vous a donné la loi ; la loi est donnée par Dieu, de sorte qu’en suivant la loi de Moïse personne de vous n’accomplit la loi.