Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/266

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dit peuple ne connaît pas la loi ; on peut lui dire n’importe quoi, il le croit. Nicodème objecte : Cependant il faut savoir ce qu’il dit, il dit peut-être la vérité.

Ce n’est pas possible, répondent les Pharisiens. Pourquoi ? Parce qu’il est de Galilée.

Les savants répètent exactement ce que les Juifs ont dit à Christ, la même chose que disent les Églises depuis dix-huit cents ans : que, d’après les prophètes, le fils de Dieu doit venir dans un certain lieu et dans des conditions définies d’avance. Mais ils n’écoutent pas ce que dit Jésus (Jean, vii, 28) :

Vous me connaissez et vous savez d’où je suis. Je ne suis pas venu de moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable et vous ne le connaissez point, tandis que c’est lui seul qu’il faut connaître. Si vous ne connaissez pas celui-ci, c’est-à-dire Dieu en vous-mêmes, vous ne pouvez pas non plus me connaître. Si je disais que je suis Christ vous me croiriez, mais vous ne croiriez pas en Dieu qui est en vous. Ce n’est qu’en croyant en Dieu qui parle par moi que vous pouvez comprendre Dieu qui est en vous.


Πάλιν οὖν ὁ Ἰησοῦς αὐτοῖς ἐλάλησε, λέγων· ἐγώ εἰμι τὸ φῶς τοῦ ϰόσμου ὁ ἀϰολουθῶν ἐμοὶ οὐ μὴ περιπατήσει ἐν τῇ σϰοτίᾳ, ἀλλ' ἔξει τὸ φῶς τῆς ζωῆς.