Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/28

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


s’enfuir de la mort quels que soient les obstacles qui puissent se trouver sur le chemin de la vie : les préceptes moraux, Dieu, les croyances humaines, l’ordre social. L’homme qui a compris la vie ira vers elle, sans se soucier de rien, en incarnant dans sa marche tous les phénomènes de la vie : la morale, l’adoration de Dieu, l’ordre social.

Jésus-Christ a enseigné sa doctrine non pour dire aux hommes qu’il est Dieu, non pour améliorer la vie des hommes sur cette terre, non pour renverser le pouvoir, mais parce que dans son âme, comme en l’âme de chaque homme, il savait que gisait la conscience de Dieu qui est la vie et à laquelle tout mal est contraire.

Jésus-Christ savait et répétait toujours qu’il dit ce qu’il dit, et que ce qu’il dit c’est Dieu dans l’âme de chaque homme. Et, lorsqu’il envoya ses disciples, il leur dit : Ne craignez personne, ne regrettez rien, et ne pensez pas d’avance à ce que vous direz. Vivez la vraie vie ; elle est la compréhension de Dieu ; et quand il vous faudra parler, ne vous mettez pas en peine : l’esprit de Dieu parlera pour vous. Et vos paroles, dites à un petit nombre, se répandront partout, parce qu’elles sont la vérité.


Ὑπέστρεψαν δὲ οἱ ἑβδομήϰοντα μετὰ χαρᾶς, λέγονες, Κύριε, ϰαὶ τὰ δαιμόνια ὑποτάσσεται ἡμῖν ἐν τῷ ὀνόματι σου.

Εἶπε δὲ αὐτοῖς.