Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/291

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comment vois-tu ? Comment as-tu conquis la vue ? (Jean, ix, 15). Et de nouveau ils demandent : Comment as-tu commencé à voir ? Dans ces deux questions, il n’y a pas de témoignage, il y a seulement l’intérêt à la manière dont cela s’est fait. Ensuite ils interprètent le verset 16, non comme s’il s’agissait de savoir s’il est aveugle ou non, mais si Jésus est envoyé de Dieu ou non. Dans le verset 17, ils demandent : Que penses-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? Et, dans le verset 19, ils interrogent le père et la mère et ne leur demandent pas s’il était aveugle, comme cela devrait être ; mais ils disent : Est-ce là votre fils que vous disiez être aveugle ? comment donc voit-il ?

Ou les Pharisiens ne savent ni parler ni penser, ou ils ne demandent pas le témoignage de l’aveugle, mais ils désirent savoir ce que précisément voit cet homme, après qu’il a cessé d’être aveugle. Et ils appellent les parents afin de savoir où cet homme a pris ses idées libres. Si c’est une preuve de la cécité, alors tous les versets sont dénués de sens ; au contraire ils sont clairs si les Pharisiens désirent savoir ce que l’aveugle a vu et où il a puisé ses idées.


Ἐφώνησαν οὖν ἐϰ δευτέρου τὸν ἄνθρωπον, ὅς ἦν τυφλός, ϰαὶ εἶπον αὐτῳ· δὸς δόξαν τῷ Θεῷ· ἡμεῖς οἴδαμεν, ὅτι ὁ ἄνθρωπος οὖτος ἁμαρτωλός ἐστιν.