Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/32

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LE MAL NE SE DÉTRUIT PAS PAR LE MAL

Πάντα μοι παρεδόθη τοῦ πατρός μου· ϰαὶ οὐδεις ἐπιγιγνὤσϰει τὸν υἱόν, εἰ μὴ ὁ πατήρ· οὐδὲ τὸν πατέρα τις ἐπιγιγτώσϰει, εἰ μὴ ὁ υἱός, ϰαὶ ᾦ ἐάν βούληται ὁ υἱός ἀποϰαλύψαι.


Matthieu, xi, 27 (Luc, x, 22). Mon Père m’a mis toutes choses entre les mains ; et nul ne connaît le Fils que le Père, comme nul ne connaît le Père que le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler. Tout m’est transmis par mon Père, et personne ne sait qui est le fils, sauf le Père. Et tout le monde ignore qui est le Père sauf le fils et celui à qui 1) le fils le révélera.

Remarques.

1) Dans plusieurs manuscrits le verbe vouloir est omis.

« Personne ne peut connaître le fils sauf le Père, et personne ne peut connaître le Père sauf le fils. » Ces paroles signifient ce qui a été dit dans l’entretien avec Nicodème, à savoir qu’il y a en l’homme un esprit incompréhensible pour lui-même, que cet esprit, c’est le fils de l’esprit, la dernière expression de Dieu.

Ici, pour la première fois, Jésus s’identifie au Fils de l’homme, et, par moi, il comprend non soi-même, Jésus de Galilée, mais l’esprit qui vit en l’homme.


Καὶ ἔρχονται εἰς οἶϰον· ϰαὶ συνέρχεται πάλιν ὄχλος, ὥστε μὴ δύνασθαι αὐτοὺς μήτε ἄρτον φαγεῖν.

Καὶ ἀϰούσαντες οἱ παρ’ αὐτοῦ ἐξῆλθον ϰρατῆσαι αὐτόν· ἔλεγον γὰρ, ὅτι ἐξέστη.