Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/335

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il est écrit que quand viendra l’envoyé de Dieu personne ne saura d’où il est ; tandis que lui, nous le connaissons, nous savons d’où il est ; nous connaissons toute sa parenté.

Le peuple ne comprenait toujours pas sa doctrine et toujours cherchait des preuves extérieures.

Alors Jésus leur dit : Vous me connaissez et vous savez d’où je suis, du point de vue corporel, mais vous ne savez pas d’où je suis par l’esprit. Vous ne connaissez pas celui de qui je suis par l’esprit, et c’est celui-là qu’il faut connaître. Si je disais que je suis le Christ, vous me croiriez, moi, un homme, et vous ne croyez pas à Dieu qui est en moi et en vous.

Et il ne faut croire qu’à Dieu seul. Moi je suis ici parmi vous pour peu de temps. Je vous montre la voie du salut, le retour à cette source de la vie d’où je suis descendu. Mais vous me demandez des preuves et vous voulez me condamner. Si vous ne connaissez pas cette voie, alors quand je ne serai plus, vous ne la trouverez pas. Il ne faut pas me condamner ; il faut me suivre. Celui qui fera ce que je dis saura si je dis la vérité. Celui pour qui la vie de la chair n’est pas devenue la nourriture de l’esprit, celui qui ne cherche pas avidement la vérité, celui-ci ne peut me comprendre.

Mais que celui qui est assoiffé de vérité vienne à moi et se désaltère. Celui qui croira en ma doctrine recevra la vraie vie ; il recevra la vie de l’esprit.