Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/407

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Remarques.

1) Les versets de Luc, xii, 26-30 sont cités au chapitre iv, dans le Sermon sur la Montagne.

2) Ἔρχεται, ici peut signifier s’en aller, et alors il devient compréhensible qu’on parle de la mort. La traduction venir détruit tout le sens : où, d’où, comment ?

Voici ce que dit Reuss (Nouveau testament, première partie, p. 470) :

Ici encore, la simple comparaison des textes parallèles fait ressortir ce qu’il y a d’arbitraire dans la rédaction des divers éléments réunis par l’évangéliste en un discours continu, lequel, à vrai dire, serait à considérer comme la suite de celui de la péricope précédente.

Nous voyons bien la liaison des idées qui forme le trait d’union entre les deux parties que nous avons séparées : la parabole de l’homme surpris par la mort, la mention faite de trésors impérissables, la promesse du royaume, tout cela peut être envisagé comme préludant aux exhortations que nous lisons ici et qui tendent essentiellement à inculquer le devoir de se tenir prêt pour le moment suprême. C’est cette association d’idées qui a dû guider Luc dans l’arrangement successif des maximes éparses, recueillies par lui et classées d’après leur affinité plus ou moins facile à saisir. Mais, par les textes correspondants du premier Évangile, nous voyons que cet arrangement n’est pas le fait de la tradition primitive, ni d’une source écrite qui l’aurait imposée aux narrateurs plus récents ; nous voyons même que le sens de l’un ou de l’autre mot a été mal compris ou diversement interprété, que tout ne se range pas naturellement dans ce cadre général une fois adopté ; enfin, notre texte même n’a pas complètement