Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/418

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Καὶ ἐρεῖ· λέγω ὑμῖν, οὐϰ οἶδα ὑμᾶς, πόθεν ἐστέ· ἀπόστητε ἀπ’ ἐμοῦ πάντες οἱ ἐργάται τῆς ἀδιϰίας.


Luc, xiii, 26. Alors vous direz : Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné dans nos places publiques. Alors vous vous mettrez à dire : Nous avons bu et mangé en ta présence et tu nous as enseignés.
27. Et il vous répondra : Je vous dis que je ne sais d’où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous qui faites métier de l’iniquité. Et il vous répondra : Je vous dis que je ne vous connais pas et ne sais d’où vous venez. Retirez-vous de moi vous tous qui commettez l’injustice.


Après avoir expliqué que le fils de l’homme ne se trouve nulle part, ni dans le temps ni dans l’espace, Jésus-Christ explique la même chose par des similitudes. Il dit que puisque le jour du fils de l’homme — le salut du fils de l’homme, est en dehors du temps, les hommes qui portent en eux l’entendement de Dieu ne doivent point se le représenter dans le temps, mais toujours en dehors du temps ; ils doivent vivre de la vie du fils de l’homme, se confondre avec lui.

Si, comme le fait l’Église, on voit une indication sur le temps dans les similitudes du maître de la maison et des vierges, et si, par l’époux, on entend la venue de Christ dans le temps, alors tout le sens de la doctrine disparaît, et l’on est amené à affirmer ce que, précisément, Jésus niait.

Ces similitudes signifient précisément que pour le fils de l’homme le temps n’est pas. Le veilleur