Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/420

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porte s’est refermée et aucun raisonnement ne peut aider. Il ne faut pas raisonner, il faut agir. Entrent ceux qui luttent et font la vérité !

Ceux qui font l’injustice ne peuvent entrer parce que le maître ne les connaît pas, et qu’ils n’existent pas pour lui. En enseignant sur la vie du fils de l’homme dans tous les hommes, sur son indépendance du lieu et de l’heure, Jésus-Christ parle de la vie des hommes, en général. Pour le fils de l’homme, la mort n’est pas. La mort n’est que le phénomène des ténèbres. La mort c’est tout ce qui n’est pas le fils de l’homme. Si Jésus parlait de la mort des hommes, alors il devrait dire que l’âme ressuscitera ; mais il ne dit cela nulle part et paraît éviter la question de la mort physique. Il ne l’évite pas, mais cette conception n’existe pas dans sa doctrine. La mort de chaque individu est les mêmes ténèbres que chaque acte de ceux des hommes qui ne vivent pas par l’entendement de Dieu. La mort, dans sa doctrine, c’est l’état dans lequel il est impossible de vivre par l’entendement de Dieu. C’est ce que, dans ses comparaisons, il exprime par la porte fermée.


SUR L’AVÈNEMENT DU FILS DE L’HOMME.

Μέλλει γὰρ ὀ υἱός τοῦ ἀνθρώπου ερχεσθαι ἐν τῇ δόξη τοῦ πατρός αὐτοῦ, μετὰ τῶν ἀγγέλων αὐτοῦ, ϰαὶ τότε ἀποδώσει ἑϰάστῳ ϰατὰ τὴν πρᾶξίν αὐτοῦ.